Les Films de fiction Québécois, des origines à nos jours
Le Vendeur, mon choix pour 2011
Comme à chaque année, il est venu le temps de vous proposer mes cinq films préférés de l'année, et comme 2011 aura été une année record en terme de quantité de films disponibles, avec pas moins de 36 sorties en salles, inutile de vous dire que le choix a été particulièrement difficile.
Car contrairement aux années passées, une bonne dizaine de films valent largement le coup d'oeil et auraient mérité de rentrer dans cette liste, soit plus du quart de la production de l'année, qui a été somme toute assez relevée.
On aurait donc pu rajouter des films tels que Café de Flore, Laurentie, Marécages ou Coteau rouge pour ne citer que ceux-là. Mais comme il faut bien se limiter, voilà donc mes cinq choix très personnels de films à ne pas manquer de l'année 2011.
Je ne tiens compte dans cette liste que des films sortis en salles.
Un prof algérien qui prend ses fonctions dans une école québécoise sous l'oeil attentif de l'un des meilleurs réalisateurs d'ici, ça donne un film touchant et lumineux, parfait pour toute la famille, en toute saison. On rit, on pelure, on réfléchit... mais le tout n'est-il pas un peu trop sage?
Bande annonce - Fiche du film - Critique
Second film de Maxime Giroux, Jo pour Jonathan est un portrait de la jeunesse sans idéal, un thème récurrent dans notre cinéma depuis plusieurs années déjà. Le sentiment d’impuissance créé par la banlieue austère et sans issue, milieu de vie de Jonathan, fait de Jo pour Jonathan un film d’une grande puissance.
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Ce Nuit #1 est un film abouti qui tire avantage d'un style radicalement différent du cinéma d'auteur québécois actuel. Mettant en lumière des problèmes de société au demeurant tabous, Nuit #1 est un premier film qui parle de sa génération à la manière d'un cri du coeur. Un beau film, fort et courageux.
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Stéphane Lafleur est doué, c'est indéniable. Son second film jouit d'un scénario très réussi, laissant la part belle à l'imaginaire du spectateur. Les paysages hivernaux superbement filmés et les personnages et leur petit côté absurde apportent au spectateur une sensation d'étrangeté et de malaise parfaitement exploitée.
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Emprunt d'humanisme et illuminé par la beauté du soleil hivernal québécois, ce premier long métrage de Sébastien Pilote est à mon avis ce qui s'est fait de mieux en 2011. Le côté poétique du film, doublé d'un regard affûté sur l'état de délabrement de la société qui l'entoure donnent à ce Vendeur une portée qui déborde largement le cadre de son histoire. À voir absolument.