filmsquebec.over-blog.comGénérique blanc sur fond noir. En voix off un homme se souvient d'une femme qu'il a aimée jadis. Le film ouvre sur un parc urbain dans la blancheur et le calme hivernal. Fin du générique. On passe à une autre saison de l'année. Un motel cheap et décrépi. Dans une chambre, un couple finit de faire l'amour. Cela fait cinq jours que Leo et Tamara ne sont pas sortis. Il l'avait tellement désirée la belle Tamara.
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Retour en arrière, dans le parc
avec son ami Krantz, il regarde les enfants jouer et évoque un voyage pour New York, pour se retrouver. Seul, sans Tamara. Et Lisa qui le hante et qu'il retrouve par hasard dans la rue. Leurs
petits jeux innocents dans un garage, il ne les a pas oubliés. Lisa est toujours aussi belle.
C'est la rupture avec Tamara, il lui écrit une lettre alors qu'elle est à quelques mètres de lui, dans cette chambre désuète d'un motel anonyme. Comme tant d'autres conquêtes précédentes, elle ne parvient pas à le reconnecter avec sa jeunesse. Il part pour New York.
Là, dans un café, attablé en pleine écriture, il croise le regard de Shell. Il en tombe amoureux immédiatement. Il tient en cette belle jeune femme aux yeux bleus une incarnation parfaite du goût, de la sueur et du souffle. Elle entre dans son petit monde avec une grâce absolue. Il la suit dans la rue. Ils marchent tous les deux silencieusement, déambulent sans but précis. Jusqu'à sa chambre d'hôtel. Elle partage son temps entre New York et Montréal, la ville de Leo. C'est le signe du destin qu'il attendait. Ils promettent de se revoir, ils ont tout le temps qu'il faut. Leo rentre à Montréal.
Ils partent à la
campagne et semblent couler des jours paisibles, loin de la réalité et des préoccupations du quotidien. Là Leo se confie et partage avec Shell ses moments de jeunesse, notamment ses séances
d'hypnotisme avec la plantureuse Nelly – complice des émois du jeune garçon. Leo se confie à elle, il lui fait part de ses plus intimes souvenirs en tentant de connecter ces instants passés avec
ceux qu'il vit aujourd'hui. Mais il ne semble pas entièrement comblé. Un matin, dans une chambre de motel longeant l'autoroute, il annonce à Shell, qu'il la quitte et qu'ils se reverront
peut-être. Il sait que c'est aujourd'hui ou jamais. Et encore une fois, il laisse derrière lui un coeur brisé, une blessure béante qu'il ne saura pas refermer.
Un soir, autour du feu où grillent quelques saucisses, Leo s'aperçoit que Martin, l'un des enfants du camp qui était devenu son petit protégé, manque à l'appel. Il part dans le bois à sa recherche et le découvre dans une carrière, sous un amas de terre, mort enterré vivant. Rongé par le désespoir, il écrit une longue lettre d'amour à Shell, mais qui est également une lettre de rupture. Rupture avec elle, rupture avec lui-même. Il veut et doit renaître autrement.
Quelques temps plus tard. Il se promène sur le Mont-Royal, hanté par le souvenir de Shell qu'il aime encore. Soudain, il croit l'apercevoir au bras d'un autre, mais non, c'est une inconnue qui lui ressemble. Alors dans une cabine publique, il l'appelle à frais virés. Shell accepte la conversation. Il tente de lui dire son amour, mais elle refuse de continuer leur relation ; elle a trop souffert à cause de lui. Elle a tout quitté pour lui, mais c'est fini et maintenant elle doit raccrocher le téléphone.
Le printemps suivant. Le recueil
de nouvelles de Leo est publié grâce aux amis de Shell qui travaillent dans l'édition. “Je suis devenu un Prosac poétique pour femmes malheureuses” se lamente-t-il. C'est la soirée de lancement,
et il retrouve Lisa sur son chemin. Ils passent la nuit ensemble dans un hôtel voisin, elle se venge ainsi de son mari qui la trompe. Mais ces deux enfants qui ont eu le bonheur de se retrouver
doivent se quitter pour de bon et pour toujours. Lisa n'est pas non plus celle qui incarne son idéal ; son souvenir plane, mais elle ne sera jamais plus celle avec qui il jouait étant enfant.
Dans une longue lettre à Shell, Leo lui décrit son jeu favori : faire des traces d'ange dans la neige en se laissant tomber sur le dos.
Générique de fin
Résumé détaillé rédigé par Charles-Henri Ramond, octobre 2009.Les photos sont des captures d'écran du DVD, paru en juillet 2003 chez Alliance Atlantis Vivafilm.
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