Résumés détaillés

Mardi 3 novembre 2009
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La nuit. La neige. Une gare ferroviaire. Le contrôleur annonce qu'en raison des conditions météorologiques tous les trains sont cancellés. Quelques dizaines de voyageurs disparates se retrouvent donc prisonniers de cette gare, dans l'attente de leur train, vaquant et passant le temps comme ils peuvent. Un homme au bar nettoie ses chaussures avec des napkins ; un autre commande un café avec beaucoup d'eau ; des jeunes filles parlent de La nausée, de Jean-Paul Sartre.
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Dans les toilettes des hommes, un homme d'un certain âge passe de l'eau chaude sur le sachet en plastique contenant des poissons rouges. Il ferme le robinet et pousse la porte d'un compartiment. Il découvre alors une jeune fille affolée, assise sur le siège des toilettes, en pleurs et un pistolet dans la bouche comme si elle était prête à se faire sauter la cervelle. L'homme se dirige immédiatement vers le comptoir du chef de gare, qui sans se presser et sans trop y croire, le suit finalement . Mais la jeune fille a disparu. Il insiste, mais le chef de gare a d'autres chats à fouetter et s'en va en se moquant. Devant l'indifférence de l'autorité, l'homme cherche dans la salle d'attente celle qui a quelques instants plus tôt tenté de mettre fin à ses jours. Il aperçoit alors une jeune fille qui lui ressemble, il s'approche et engage la conversation. Mais la demoiselle ne comprend rien à son manège et le chasse...
L'homme se retourne et voit alors une cohorte de jeunes filles en jupes carottées... c'est une classe d'étudiantes du Couvent Marie-Reine-des-coeurs s'apprêtant à faire une sortie de groupe. Laquelle est-ce? Pour en savoir plus, il cherche la responsable des jeunes filles et lui explique la situation.

Soudain, dans son dos, il entend un « c'est moi que tu cherches » venant d'une jeune et jolie brunette aux cheveux longs qui lui montre le pistolet. Ils vont s'attabler au restaurant de la gare et engagent la conversation autour d'un café. Elle s'appelle Chili. Elle veut mourir parce qu'elle est tannée de la vie nord-américaine, excessive face à la détresse des autres. Mais comme là ça va mieux, Chili lui confie le pistolet. Elle le quitte et s'en va pleurer aux toilettes. Elle ne revient pas, il part à sa recherche.

« Les voyageurs sont priés de faire preuve d'un peu de patience ; les trains repartiront dans quelques heures. I repeat, the trains are not stopped forever » d'annoncer le micro.

 

L'inconnu et Chili sont de nouveau réunis. En fait, elle ne va pas si mieux que ça. Elle se raccroche à lui dans l'espoir de trouver un peu de consolation. Mais lui, très surpris par la tournure des événements – et des sautes d'humeur de la gamine – ne sait trop quoi faire en pareille situation. Ils s'enferment dans une salle isolée servant d'entreposage. « Dans l'aspirateur on se suicide pas souvent » confie-t-il pour justifier son incompréhension. Alors, dans cette pièce suspendue dans le vide, à l'abri des regards et des quolibets des autres, les deux êtres solitaires apprennent à se connaître.

Elle lui parle des frasques de sa mère et de son équipe de crocketteurs, échange ses souvenirs intimes autour d'une photo de famille où Maurice Richard est juste là... en dehors du cadre. Peu à peu, la complicité s'installe entre l'étudiante et le vendeur d'aspirateurs. Il va lui acheter de l'aspirine au restaurant d'en haut... « en prenant bien soin de regarder des deux bords avant de traverser ».

 

Après son retour, ils se remettent à discuter. Chili cherche en ce bel inconnu des réponses à ses questions existentielles. Lui, ne lui parle que d'aspirateurs, de succeur, de rallonge... elle se moque de lui et rit aux éclats, mais fond en larmes l'instant d'après parce qu'il ne lui a pas dit son prénom. Lui c'est Pierre-Paul, honnête représentant de commerce en aspirateurs.

 

Pendant ce temps, les voyageurs attendent toujours. Au restaurant, quatre jeunes filles refont l'histoire d'À l'est d'Éden et discutent de pauvreté. « Y'a rien de plus pauvre qu'un pauvre qui habite à côté d'un riche » de dire l'une d'elle. Retour en arrière sur la jeunesse de Chili, une erreur de jeunesse, comme lui a trop souvent répété sa mère.

 

9h45. Le chef de gare sirote tranquillement son thé. Chili et son inconnu sortent de la salle d'entreposage. Elle le nomme Pierre-Paul ; elle tente par tous les moyens de lui hurler son désespoir, face aux erreurs de la vie, face aux atrocités de ce monde. Dans son dos, les copines déblatèrent toujours. Puis c'est l'histoire de Bébert qui a bien essayé de se la faire dans le char... Ils déambulent dans le hall de gare.

 

Elle lui apprend alors que ce n'étais pas elle dans les toilettes. Le gun? Elle l'a trouvé dans une poubelle! Outré par son comportement et pour avoir abusé de lui, le représentant de commerce s'en va... Elle le suit. Il s'est fait tromper par une usurpatrice d'identité ; quelqu'un qui se fait passer pour suicidaire pour obtenir l'attention des autres!

 

10h38. Pierre-Paul est seul au bar, tentant de digérer cette nouvelle. Elle se rapproche et fait toute une scène à un client pour qu'il lui cède sa place. Elle s'assied, s'excuse, et se met à lui raconter une vieille histoire de suicide afin d'expliquer sa conduite. Flashback à l'automne dernier. Dans un party champêtre, alors que l'un des soupirants de sa mère conseillait à Chili de croquer la vie à belles dents, elle, pour lui hurler sa haine, avait croqué une coupe de cristal, se retrouvant bien entendu les lèvres en sang.

 

Après cette nouvelle confidence, Chili et Pierre-Paul se retrouvent dans un wagon vide, où ils font l'amour car « faire l'amour, ça fait du sens, en tout cas plus de sens que de dormir avec des fers à refriser ».

 

Le temps de la conclusion est venu. Pierre-Paul souhaite à Chili de s'en sortir. Dans la gare, ils jouent au hockey sur table, se blottissent l'un dans l'autre. Conclusion de Chili qui tire un trait définitif sur ses blues, qui duraient depuis la mort de son père. Les deux protagonistes comprennent qu'ils ne se reverront peut-être jamais. « Faut que j'aille là... » lui dit-il. Elle se dirige au jukebox et fait jouer Losing you de Brenda Lee.

 

Il quitte la salle et s'engouffre dans le souterrain qui le conduit à son train. Elle remet le pistolet dans son sac.

 

Générique de fin.

 

Résumé détaillé rédigé par Charles-Henri Ramond, septembre-octobre 2009.

Les photos sont une gracieuseté de Michèle Brunel. Retrouvez-les ainsi que des centaines d'autres sur son blog, http://roydupuispictures.over-blog.com/


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Lundi 5 octobre 2009
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La Femme de l'hôtel est un film québécois de Léa Pool, réalisé en 1984. Voir la fiche descriptive du film.

Note : le résumé ci-dessous dévoile la totalité de l'intrigue.

 

Affiche du film La Femme de l'hôtel (Léa Pool, 1984) Le film commence par un long panoramique sur le centre ville de Montréal dans le froid et la grisaille de ce début novembre. En voix off, une femme décrit le film quelle veut réaliser, sur sa ville qui lui est déjà étrangère, derrière sa fenêtre, elle est avec son amant ou son mari. Ils se quittent. Dans un appartement voisin, une autre femme fait sa valise.

A la gare, Estelle arrive avec ses valises et prend un aller simple pour Toronto. Elle se ravise et reste sur le quai de la gare. Elle prend alors un taxi et demande l'hôtel Le Laurentien, mais il est démoli depuis deux ans... donc le chauffeur la conduit dans un hôtel non loin de la. Et c'est dans le lobby de cet hôtel qu'Andréa Richler fait la connaissance d'Estelle. Cette dernière s'installe dans sa chambre, visiblement angoissée... des applaudissements lointains se font entendre.

Andréa repère les lieux de son tournage en parcourant les rues armée de son Polaroïd... C'est curieux, les rues n'arrivent jamais au fleuve, pourtant Montréal est une île. Elle invente son personnage de chanteuse et lui cherche une chanson.

Retour sur Estelle, qui est au téléphone, cloîtrée dans sa chambre. Elle prévient qu'elle est partie, qu'elle est chez des amis... J'ai vraiment envie de faire un voyage... au bord de la mer peut-être... Paroles de réconfort a son interlocuteur... oui, moi aussi je vais essayer de vous écrire... Dans la soirée, elle décroche le téléphone, avale une rasade d'alcool fort et prend des pilules. Tentative de suicide qui finit au dessus des toilettes... La nuit.

En studio, l'actrice répète une chanson d'amour sous les yeux d'Andréa... lorsque Simon, son frère, fait son apparition. Il vient de se faire mettre a la porte de son logement par son petit ami. En rentrant a l'hôtel, Andréa croise Estelle marchant dans les couloirs. La nuit, vues sur les rues de la ville.

Au petit matin, dans un motel de routiers, Andréa se remet au travail sur son scénario qui traite de la vie d'une chanteuse dont la carrière est subitement stoppée.

Peu a peu, les vies du personnage d'Andréa et d'Estelle se rejoignent. En parallèle nous suivons Andréa et Estelle, l'une toute a sa réalisation et l'autre qui déambule dans les rues, exactement comme le personnage d'Andréa... qui a bien du mal a obtenir le personnage qu'elle veut obtenir...

C'est donc tout naturellement qu'Andréa se tourne vers Estelle, qu'elle a déjà croisée a maintes reprises dans les corridors de l'hôtel. Les deux femmes font ainsi connaissance, en marchant dans un théâtre vide. Alors, Andréa commence a lui expliquer son personnage et peu a peu les conversations des deux femmes débordent du cadre professionnel, créant ainsi un climat de confiance et de complicité. Pour Andréa, la présence d'Estelle devient vite indispensable. Pendant ce temps, l'actrice devient neurasthénique, et s'enferme sur elle même, voyant de plus en plus son personnage comme une thérapie exutoire de son mal de vivre.

Durant le tournage d'une scène ou la chanteuse frappe rageusement a une porte barrée, Estelle croise le regard horrifié de l'actrice et s'enfuit en courant, elle est raccompagnée chez elle par Simon. Pendant ce temps, Andréa, cherchant Estelle, se met elle aussi a déambuler dans les rues « il a fallut cette rencontre, sans le savoir je l'attendais, elle est le personnage que je veux montrer, je voudrais être comme elle... pourvu qu'elle s'en aille, pourvu qu'elle reste ».

Lorsqu'elle revient près d'Andréa, Estelle lui dit qu'elle ne veut plus être volée et que sa vie lui appartient. A la fin d'une représentation du film d'Andréa, Estelle quitte le groupe subrepticement et quitte Montréal. Elle laisse un message pour Andréa. Je pars sans quitter cette histoire, une histoire qui aurait pu être la mienne ou la tienne... qui vole quoi a qui? Il suffit peut-être d'une rencontre pour que tout redevienne possible. Un jour peut-être j'irais voir le film... Estelle prend le train pour Toronto.

 

Charles-Henri Ramond, janvier 2009


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Vendredi 28 août 2009
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Voilà la résumé détaillé de Le Sexe des étoiles, un très beau film québécois tourné en 1993 par Paule Baillargeon, d'après l'oeuvre éponyme de Monique Proulx.
Attention, comme tous les résumés disponibles sur ce blog, la totalité de l'intrigue est dévoilée.

Générique

Camille (Marianne Coquelicot Mercier), jeune fille de douze ans et ¾ écrit à son père. Sa voix off décrit ses récentes découvertes astrologiques et détaille ses résultats scolaires. Michelle, sa mère, lui parle de son agenda chargé de la semaine prochaine. Camille s'est déjà enfuie dans ses rêves.


Tobie Pelletier joue le rôle de Lucky (© ONF)

Le lendemain, à l'école, Camille expose ses travaux de recherche sur les galaxies. La cloche sonne, les élèves sortent de la classe, interrompant négligemment l'exposé de la jeune fille. Mangez-donc tous de la marde dit-elle. Après le cours elle discute avec Lucky et lui explique la naissance des étoiles... Lucky conclut qu'il ne sortirait jamais avec une fille aussi intelligente. Le soir elle réécrit à son père et lui fait part de l'incompréhension qui l'entoure... Viens me chercher papa...

Puis, un soir, Pierre Deslauriers, son père, revient a la maison après s'être transformé en femme. Il est venu dire au-revoir à sa fille. Immédiatement après, Michelle essaye d'expliquer a Camille que son père n'est plus la, tentant de le faire disparaître des pensées de sa fille. Mais, là encore, l'incommunicabilité entraîne Camille dans ses songes...

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Pierre est à la gare. À sa grande surprise, il retrouve Camille, venue lui dire au revoir. Elle lui annonce qu'elle abandonne l'école et qu'elle veut partir avec lui pour les États-Unis car c'est la seule personne qu'elle aime. Pour Pierre, cet élan d'amour soudain le plonge dans un embarras pesant ; il repousse sa fille.

Peu après, Camille retrouve Pierre chez lui. Il lui demande de ne plus l'appeler papa. Camille, qui voudrait bien lui donner tout son amour, ne sait comment réagir face à cette situation.

Plus tard, Pierre retrouve d'anciens collègues travaillant dans un labo. Il essaye de se faire comprendre, mais se heurte à l'incompréhension de son collègue qui ne a du mal à accepter cette soudaine transformation. De quoi t'as l'air... J'ai l'air de ce que je suis... T'as l'air ridicule...

Première rencontre de Camille avec le nouveau chum (Luc Picard) de Michelle. Contact glacial.

Camille en retour couvre son père de touchantes attentions, allant même jusqu'à lui payer le loyer. Alors qu'elle a rendez-vous avec son père, elle se voit obligée de refuser l'invitation du jeune. Il la repousse. Pierre attend sa fille. Il lui annonce qu'il part en fin de semaine. Elle continue de lui parler de souvenirs qui n'existent pas, lui, doit repousser cette fille qui n'est plus sienne. Il rompt ainsi avec elle. Vas-t-en, tu trouveras personne ailleurs qui va t'aimer plus que moi... elle s'enfuit et à la nuit tombée, sous une pluie battante trouve refuge dans l'observation de ces étoiles si fascinantes... Son père la rejoint et ensemble, ils regardent la galaxie d'Andromède.

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Avec le garçon, elle défend son père qui ne l'a pas crissé là... non! C'est un grand scientifique qui vit à New York. Alors, peu à peu, à force de mensonges habiles, elle arrive à attirer l'attention de son père qui n'accepte pas les mauvais résultats de sa fille. Devant le psychologue de l'école, elle doit se justifier. En effet, depuis quelques semaines, que ce soit en maths, en physique et en chimie, subitement elle obtient des notes de 100%. Camille se remet alors à espérer que son père reprenne sa carrière de grand chercheur... elle souhaite même travailler avec lui, plus tard. Lui ne sait plus comment réagir.

Peu à peu, Camille et son père ne font plus qu'un. Elle le supplie de la reprendre avec lui, elle insiste, elle veut à tout prix coucher chez lui... mais c'est encore trop tôt. Il la repousse encore et la reconduit au métro.

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Pendant ce temps, Pierre repousse un rendez-vous galant avec un homme... Et alors que le jeune de l'école essaye de faire comprendre à Camille ce qu'est un transsexuel, elle refuse toute explication rationnelle et réserve à son père le rôle du scientifique qui se déguise pour une expérience. Alors, le jeune emmène Camille dans un club spécialisé pour qu'elle comprenne. Là elle découvre que le jeune garçon a des relations intimes avec d'autres hommes. Devant une si horrible réalité, elle s'enfuit. T'as peur de voir la vie en face... se fait-elle dire. Il avoue à Camille d'où lui vient son argent et la pousse à voir la vie d'en face, à se rapprocher du réel. Elle se réfugie dans ses bras.

Peu après, alors que Michelle donne des cours en soirée, Camille entraîne son père dans sa chambre... qu'elle vient d'installer dans l'ancien bureau de son père. Elle lui décrit alors toutes les affaires ayant appartenu à son père d'avant... Mais, alors qu'il s'apprête à partir, Michelle fait irruption dans la chambre. Dans un accès de rage, elle jette Pierre à la porte.

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Camille est chez Pierre. Il lui chante une berceuse tandis qu'elle s'endort dans ses bras. Elle se réveille sur le sofa, entre dans la chambre et aperçoit le corps nu de son père... peu après, dans la cuisine elle tente maladroitement de le re-transformer en homme... Pris de panique, Pierre s'enfuie. À son retour, Camille est retournée chez sa mère, mais sans qu'elle n'ait rien gagnée. Michelle lui parle tendrement de l'attention qu'elle lui a toujours portée (photo ci-dessous), mais elle comprend l'attitude de sa fille qui préfère son père. Les absents ont toujours raison.

Marianne Coquelicot-Mercier joue Camille (© ONF)

Dans son appartement, Pierre relit une à une les nombreuses lettres de sa fille, auxquelles il n'a jamais donné suite. La nuit venue, Camille regarde les Pléiades, le jeune la rejoint et lui demande qu'elle lui montre des étoiles. Les deux jeunes s'enlacent tendrement. Le lendemain matin, Michelle rencontre Pierre à son appartement et lui donne une somme d'argent pour qu'il quitte définitivement Montréal. Camille jette aux poubelles les quelques souvenirs qui lui restaient de son père.

À la sortie des cours, Pierre vient chercher Camille et lui fait part de ses projets d'avenir, New York, un nouveau travail, une nouvelle vie pour elles deux... Mais Camille refuse. J'veux m'en aller chez nous, s'il te plaît Marie-Pierre. Entre Camille et Pierre, c'est la rupture.

En voix off, Pierre écrit à Camille en réponse à sa lettre originale.

Charles-Henri Ramond, août 2009


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Lundi 27 juillet 2009
- Publié dans : Résumés détaillés
La nuit, Une femme marche le long d'une plage fouettée par les vagues. Olivia trouve un corps, étendu, sans vie. Il revient à lui, et la regarde longuement, de la braise dans les yeux... il s'agrippe à elle et la violente. Monologue d'un inconnu devant sa fenêtre. Stevens Brown, fils de Théa et Thimotée est revenu. Olivia se réveille sur la plage, observée par Perceval et Stevens. Le révérend observe la scène de loin. De retour à la ferme, Perceval apprend à son père que Stevens est revenu... mais le fermier refuse d'en entendre plus.
 
Stevens accepte de travailler le terre de Maureen, qui ne tarde pas à succomber à ses charmes. Les jeunes filles chantent à la messe. Maureen interrompt leurs ébats et courre au sermon du révérend Nicolas extrait de l'évangile selon St-Mathieu : « Méfiez-vous des démons, mais méfiez-vous aussi de vous-mêmes... Nous sommes tous faits de sang et de chair. Nous devons si souvent lutter contre nos pensées... Il faut se méfier du plaisir de nos sens... » Stevens arrive à son tour créant un émoi certain, « c'est le démon ».

À la sortie de la messe, Stevens fait la connaissance de Nora Atkins, sa petite cousine germaine et soeur d'Olivia. Stevens est le centre de toutes les attentions et « les boys » du village sont jaloux. Sur le parvis de l'église, le père de Stevens rejette toute possibilité de renouer des liens avec son fils, parti cinq ans plus tôt...

Chez les Atkins, « La nature, c'est comme le monde, c'est difficile à comprendre » dit le père, alors quand on évoque à table les voyages de Stevens, on sent chez Olivia, un émoi pointer... La jeune femme est visiblement troublée. Leur première rencontre a lieu un peu plus tard. Regards langoureux... « j't'emmènerais dans le sud avec moi, t'aimerais ça ». Crise de jalousie de Nora : « t'es le garçon le plus détestable que je connaisse! ». Le révérend est encore là, omniprésent. Un révérend qui a encore du désir pour Irène, mais qui ne peut avoir l'enfant qu'il désire, alors elle le pousse vers Nora... Encore une fois, Stevens essaye de renouer le contact avec son père, mais le vieux le repousse. La nuit tombée, Stevens et Olivia se revoient. Elle se refuse encore, de toute façon elle est « trop sainte-nitouche pour lui » comme dit sa sœur.  

Puis, inlassablement, Stevens revoit Olivia et lui demande partir avec lui. Elle refuse « on part pas comme ça du jour au lendemain ». Il la prend de force, le frère d'Olivia intervient et les deux hommes se battent ; Stevens va se réfugier dans le hangar chez Maureen, qui part seule à la fête du village.
À la fête, alors que les rigodons font danser les habitants, Stevens vient – en rêve – chercher Olivia, qui se refuse encore une fois. « Alors, toi aussi t'es hypocrite, comme les autres. J'te déteste, comme les autres ». Il part seul et rencontre Nora qui déambule dans les rues. Elle l'attire à elle, il la repousse. Elle pleure. Il boit.
Le révérend, qui suivait Nora, la rejoint dans une grange, la console, la caresse... Perceval les observe silencieusement... et va prévenir Irène. Peu après, elle se suicide en se jetant d'une falaise.

Le révérend est accablé, il sait « que tout sera clair à la lumière du jugement dernier... ». Nora se persuade qu'elle est faite pour le bonheur, tandis que Maureen arrête l'horloge pour ne plus voir couler ce temps sans Stevens. Mais la barque qui devait l'emmener loin d'ici est inutilisable. Alors, découvrant qu'il est obligé de rester dans cet endroit maudit, il va se perdre dans les vagues de la mer déchaînée. « Je te hais, père ».

Retour sur la scène d'ouverture : une femme marche le long d'une plage fouettée par les vagues. Olivia trouve un corps, étendu, sans vie. L'inconnu livre son dernier monologue. Au petit matin, Perceval découvre un corps, c'est Olivia qui a été assassinée par Stevens.

Charles-Henri Ramond, janvier 2009

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